À Bully-les-Mines, Pierre-Yves Gronier propose une immersion dans la musique classique
| ORIGINAL | Pierre-Yves Gronier n’est pas un musicien classique tout à fait normal. En tout cas, l’image qu’on a d’un chef d’orchestre est très loin, à des années lumières même, de celle qu’il renvoie. Dimanche 21 octobre, il sera à Bully-les-Mines pour une offre culturelle qui lui ressemble : musicalement classique, mais tout à fait décalée.
Le chef d’orchestre aime mettre à mal les frontières entre les différents univers musicaux.
Vous avez toujours voulu savoir ce que se retrouver au beau milieu d’un orchestre classique alors qu’il est en train de jouer procure comme sensation ? Rendez-vous à Bully-les-Mines le 21 octobre. Invité par le Lions club Aix-Noulette en Artois, le très original chef d’orchestre Pierre-Yves Gronier sera, avec soixante musiciens des Symphonistes européens, à l’espace François-Mitterrand. Un événement intitulé Les dessous de l’orchestre . « Les gens imaginent l’intérieur d’un orchestre de manière idyllique. Mais en réalité, il y a une raison au fait que le public est placé derrière le chef d’orchestre. C’est parce qu’au milieu des instruments, les sons sont radicalement différents, on en perd son latin », développe-t-il avec les gesticulations et les sourires qui font ce personnage un peu à part.
Alors il propose à qui veut de tenter l’expérience. D’abord en déambulant parmi son ensemble en train de répéter. Puis en essayant les différents instruments. « Les musiciens seront là pour les aider à sortir un son d’une trompette ou d’un violoncelle. Si l’un d’eux veut savoir ce que ça fait de diriger, il viendra à côté de moi. » L’après-midi, le choeur des Symphonistes initiera les élèves aux paroles en Espéranto de « 1492, Christophe Colomb ». « Cette langue, tout le monde peut la comprendre, et ça fait son petit effet », s’amuse le Bullygeois d’origine. Un chant que les apprentis choristes interpréteront à 17 h, en première partie du concert, juste avant que les Nocturnes de Mozart et la Symphonie du nouveau monde ne soient entamées par l’orchestre. Si certains veulent amener leur instrument, il sera possible de les greffer à l’orchestre. « On simplifiera la partition, ça ne me fait pas vraiment peur. » À la fin de cette journée, « les gens auront pris conscience de notre métier, de notre passion », espère le musicien. Certains auront même, peut-être, envie de continuer à jouer ou chanter. Car l’idée, au fond, est bien de faire découvrir la musique classique aux jeunes. « Pour comprendre cette musique, il faut des codes de compréhension, affirme Pierre-Yves Gronier. Si je leur parle d’Anton Dvorak et de la Symphonie du nouveau monde, ça ne leur parlera pas. Il faut leur expliquer qu’une symphonie, c’est une immense chanson avec quatre parties. » Que le chef d’orchestre sert à centraliser les informations et à les diffuser à tout un ensemble.
Ez3kiel,Marcel et son orchestre
Convaincre la jeunesse – par tous les moyens – qu’écouter du classique n’est pas passé est devenu un cheval de bataille pour ce chef d’orchestre qui partage son temps entre l’Orchestre royal de Bruxelles et les Symphonistes européens. Il a développé, au fil des années, des partenariats plus qu’éclectiques avec des groupes de musiques actuelles tels qu’Ez3kiel, Marcel et son orchestre ou encore le Ministère des affaires populaires. Pour la jeunesse, mais aussi pour lui, parce qu’il aime déranger les convenances, et créer du nouveau à partir de différents univers. Son prochain « délire artistique », comme il le décrit lui-même : une création avec un artiste indien.
LUCIE DELORME
Plus d’informations : Espace F.-Mitterrand, 03 21 72 71 90. Tarif : 39 E, 12 E pour la place de concert sans participer à la journée.
Les bénéfices financeront le dressage d’un chien guide d’aveugle.
EZ3kiel, hier au Sébasto : quand classique et « Naphtaline » font bon ménage
lundi 20.02.2012, 05:22- La Voix du Nord
| CONCERT |
Hier soir, EZ3kiel a conclu six mois de résidence à Lille par un concert majestueux au théâtre Sébastopol – à guichets fermés et en streaming -, accompagné par l’ensemble des Symphonistes européens dirigé par Pierre-Yves Gronier.
Vaporeuse, raffinée, l’electro de Naphtaline, album paru en 2007 et revisité ici, se prête idéalement à la greffe classique : un Nocturne de Chopin vient tout naturellement ponctuer un morceau électrique, sans accroc. Ça commence doucement, par quelques notes au piano, à la harpe de verre ou à la machine à écrire. Puis les cordes entrent en scène, rejointes par la guitare et la basse électriques, les cuivres, la batterie et les percussions. Couche par couche, instrument par instrument, la mélodie va crescendo, se répète, se brise, rejaillit et finit par s’apaiser.
On est tenté de fermer les yeux pour mieux se laisser emporter par cette vague musicale.
Ce serait une erreur, car le spectacle est aussi visuel. Sur Naphtaline, des images du temps qui passe, de bougies qui se consument, de pages qui se tournent soulignent les solos rythmés par la machine à écrire. Des lucioles illustrent le duo piano – harpe Insomnies.
Lors de séquences plus expérimentales, la musique imite les sons de la forêt. En rappel, Requiem, magistral, est salué par une longue standing ovation. • RUBEN MULLER
Le monde onirique d’EZ3kiel au Sébasto et en ligne, ce soir
dimanche 19.02.2012, 05:25- La Voix du Nord
Ce groupe français sort des sentiers battus en présentant un spectacle abouti qui mêle musique electro et vidéo.
| ELECTRO |
C’est un concert à guichets fermés que va donner ce soir, au théâtre Sébastopol, …
le groupe français EZ3kiel. Ce liveNaphtaline orchestra se fait en partenariat avec les musiciens des Symphonistes européens. Plus qu’un simple concert, ce sera véritablement un spectacle puisque le groupe a pour habitude de mêler musique électronique, vidéo et innovations technologiques. Ceux qui n’ont pas leur ticket pourront toujours suivre l’événement en streaming sur les sites de la ville et du groupe.
Ce concert vient ponctuer une résidence de plusieurs mois à la Maison folie de Wazemmes, à Euratechnologies et à l’école de musique des Bois-Blancs. Une période de création pendant laquelle les musiciens touche-à-tout du groupe ont échangé avec les élèves de l’école de musique et créé des partenariats avec des entreprises de la région pour concevoir de nouveaux instruments électroniques. Ils ont fait découvrir leurs créations d’instruments à travers l’exposition des Mécaniques poétiques, en octobre et novembre 2011 à la MFW, qui sera présentée à nouveau du 1er au 26 mars à l’Espace culture de Lille I, à Villeneuve-d’Ascq. •
Ce soir à 18 h au théâtre Sébastopol, place Sébastopol à Lille. COMPLET. Concert retransmis en streaming à partir de 18 h sur www.mairie-lille.fr et www.ez3kiel.com
Toutes les places ont été vendues. Dimanche soir, le Théâtre Sébastopol, affichera complet pour le concert du groupe EZ3kiel et des Symphonistes européens, « Naphtaline Orchestra ». Le concert sera diffusé en direct sur Internet.
BARBARA SCHAAL > correspondante locale
« En présentant ce projet aux élus, on prenait un risque. Dans la région, EZ3kiel n’est pas très connu. » Jérôme Copin, chef du projet Lille ville d’art du futur, peut à présent se rassurer : dimanche soir, le Théâtre Sébastopol fera salle comble.
Naphtaline Orchestra est l’un des volets de la résidence du groupe EZ3kiel à Lille. Il est le résultat d’une collaboration entre le groupe EZ3kiel et l’orchestre lillois des Symphonistes européens. À l’automne dernier, le groupe proposait une exposition à la maison folie Wazemmes. « Les mécaniques poétiques » associaient objets anciens, musique et animations numériques. « Alors que nous attendions entre 5 et 6 000 visiteurs, nous avons dépassé le seuil des 12 000 entrées. C’est un record ! » se réjouit Jérôme Copin. Même succès pour le concert de dimanche soir.
« Les 1 252 places que nous avons mises en ventes sont toutes parties avant Noël », précise Jérôme Copin. Pierre-Yves Gronier, le directeur des Symphonistes européens, n’est qu’à moitié étonné de ce succès. « Je suis surpris que les places soient parties si vite. Mais EZ3kiel a un public de fans qui le suit partout et les Symphonistes européens aussi. » « Rassembler les générations »
Comme notoriété et talent vont souvent de paire, Pierre-Yves Gronier ajoute : « L’univers d’EZ3kiel est très attirant. Ce sont des artistes qui puisent leur univers dans le XXe siècle, mais qui l’ont adapté avec des éléments modernes. Ils ont su rassembler toutes les générations et aussi bien les hommes que les femmes. » Du côté d’EZ3kiel, on ne se montre guère plus surpris. « Pour nos autres dates, nous avons toujours affiché complet. Alors pourquoi pas à Lille ? » raisonne Stéphane Babiaud, le chef d’orchestre du groupe.
La préparation du concert a débuté au mois de septembre dernier. EZ3kiel et les Symphonistes européens ont régulièrement répété ensemble, à l’école de musique des Bois-Blancs. « C’était un travail de préparation énorme tant pour les symphonistes que pour le groupe », se souvient Pierre-Yves Gronier. À ceux qui s’étonnent qu’une seule date ait été programmée pour le concert, Jérôme Copin répond : « C’est la première fois que nous organisons un événement de ce type. Cela demande une organisation très lourde d’un point de vue technique. » Les musiciens prennent les choses du bon côté. « Comme il n’y a qu’une seule date, on va se donner à 300 % », positive Pierre-Yves Gronier.
Plus de places donc pour dimanche soir mais que les fans déçus se consolent : la mairie de Lille a prévu une diffusion du concert, en direct, sur son site et celui d’EZ3kiel. Et l’aventure EZ3kiel ne s’arrête pas dimanche. Le groupe propose deux « labos » à l’Aéronef, des rencontres lors desquelles ils parleront de leur univers au public. À noter également, le retour de l’exposition « Les mécaniques poétiques », du 1er au 26 mars à l’Espace culture de l’Université de Lille 1. Enfin, « un DVD du concert lillois sortira à l’automne », promet Stéphane Babiaud.
w Diffusion en direct du concert dimanche, à partir de 18 h, sur : www.mairie-lille.fr et www.ez3kiel.com Labo tout public, le 24 février à 20 h à l’Aéronef (12 E / 6 E). Goûter-labo pour les enfants et leurs parents le 25 février à 16 h (de 1 à 5 E).
Le trompettiste lillois Pierre-Yves Gronier a fondé et dirige les Symphonistes européens, orchestre à la fois classique et iconoclaste. JULIEN GILMAN > julien.gilman@nordeclair.fr
«C’est bizarre, lavie… » Celle dePierre-Yves Gronier s’écrit au hasard de ses rencontres. Tout son parcours en est jalonné, de Bully-les-Mines, « centre du monde, de l’univers et des environs », selon sa propre formule, où il est né en 1959, jusqu’aux Symphonistes européens, l’orchestre qu’il anime depuis cinq ans. Ça commence avec sa grand-mère, pianiste, qui accompagnait les films muets. Elle souffle le goût de la musique aux oreilles du petit Pierre-Yves.
Et puis, il y a ce copain croisé à un coin de rue de Bully alors qu’il s’apprête à rendre la clarinette que ses profs d’harmonie lui ont mise entre les mains trois semaines plus tôt. C’est pas son truc, la clarinette. Le copain, lui, il a une trompette, et c’est pas son truc non plus. « On échange nos instruments sur le trottoir et, à l’issue du premier cours, j’ai dit à mes parents que je serais trompettiste, raconte-t-il. C’est bizarre, la vie… »
À 14 ans, il entre au conservatoire de Lille. Ce sont les années lycée, de celles qu’on ne voit pas passer. Il y fait la connaissance de sa future femme, Catherine Blary. Une rencontre pour la vie : les époux mènent des carrières entrelacées, créent ensemble le Chœur de la Catho en 2001 et dirigent chacun une école de musique à Lille. Au conservatoire, le jeune musicien est profondément marqué par le directeur Robert Lannoy. « Il m’a dit : « Dans tes yeux, il y a la musique qui luit ».Et m’a fait comprendre qu’avec du travail et de la persévérance, j’arriverais à être le musicien que je voulais être. » Ce qui ne l’empêche pas d’échouer à deux reprises aux portes du conservatoire de Paris. Tant pis, il rattrape le niveau par lui-même. « Avec un peu plus de temps, si vous continuez à bosser, si vous allez voir les maîtres, vous y arrivez », assure-t-il.
Même l’armée n’aura pas sa peau. Durant un an de service militaire, il ne touche pas un piston de trompette. Une catastrophe pour un musicien professionnel. Mais au début des années 80, deux nouvelles rencontres vont sauver sa carrière. Denis Hu, trompettiste solo de l’Orchestre national de Lille, va le prendre sous son aile. « Le meilleur trompettiste au nord de Paris m’a dit : « Pas question de déprimer, je te remets sur les rails » ! » se souvient Pierre-Yves Gronier, qui n’en revient toujours pas. Il sera, vingt ans durant, trompettiste de complément à l’ONL et, pendant sept ans, l’assistant de Denis Hu au conservatoire de Cambrai. Un touche à tout
L’autre rencontre, c’est celle de Marie-Astrid Auffray. Professeur de harpe au conservatoire de Lille, elle donne bénévolement des cours aux gamins des Bois-Blancs, quartier lillois qui prend alors la crise du textile en pleine face. Elle embarque dans l’aventure de la toute première école de musique de Lille des élèves du conservatoire, dont Pierre-Yves Gronier et Catherine Blary. « Elle a convaincu la mairie et Pierre Mauroy de l’importance d’apporter la culture dans les quartiers. » Trente ans plus tard, c’est lui le directeur de l’école de musique.
Touche à tout, Pierre-Yves Gronier se met à la direction d’orchestre. En 1992, il crée l’Orchestre des étudiants de Lille-Flandres avec d’anciens élèves de Cambrai. Il aurait voulu suivre l’enseignement de Jean-Sébastien Béreau, au conservatoire de Paris, mais, atteint par la limite d’âge, il s’est fait chasser par le maestro en personne, après avoir réussi la première épreuve de sélection. « Depuis, nous sommes des amis et, il y a 10 ans, il m’a offert une baguette en me demandant d’en faire bon usage. » Presque une consécration !
C’est qu’au début des années 2000, il commence à se faire un nom. Il est régulièrement invité à diriger l’Orchestre symphonique du conservatoire royal de Bruxelles, où il rencontre des musiciens venus des quatre coins du monde. Il finit par en inviter certains à Lille, pour jouer bénévolement avec ses anciens étudiants les plus motivés.
En 2006, les Symphonistes européens sont ainsi sur pied. Cette formation regroupe aujourd’hui 94 musiciens issus de quinze nationalités. « C’est la réunion de musiciens professionnels et semi-professionnels autour de projets innovants. À partir d’échanges et de mixages d’univers, on élargit le spectre de la création artistique », explique Pierre-Yves Gronier. L’idée c’est, à partir d’une formation symphonique, de partir à la rencontre de tous les univers musicaux. Un DVD avec les Marcel
Les Symphonistes européens ont ainsi multiplié les concerts et les collaborations. Ils ont joué avec Romain Leleu, trompettiste couronné par une Victoire de la musique, la soprano Nobuko Takihachi ou le pianiste Jean-François Zigel. Côté jazz, ils ont accompagné Hugues Rousé ou le tubiste François Thuilliez. Ils sortent aussi des sentiers battus et ont réalisé un DVD avec Marcel et son Orchestre, organisé un spectacle avec le Ministère des affaires populaires et participé l’an passé au festival Lyric’N’Roll. Le 19 février, ils donneront au Sébasto, à Lille, Naphtaline Orchestra en compagnie du groupe électro-pop EZ3KIEL… Reste à assurer le fonctionnement d’un orchestre qui s’appuie sur un réseau de bénévoles. « On vit uniquement avec les ventes de concerts et des aides publiques sur événements, souligne Pierre- Yves Gronier. Nous sommes en perpétuelle recherche de fonds et de mécènes. » Pour les cinq ans des Symphonistes européens, le chef d’orchestre a pourtant une idée, une surprise qu’il tient à garder secrète mais qui nécessitera un soutien. Rien ne filtre plus pour le moment, sauf que ça se passera à Bully-les-Mines. Le centre de l’univers… www.les-symphonistes-europeens.com
Le Symphonic series show : improvisations « seventies »
Costumes «d’époque» pour le choeur de l’université catholique de Lille qui a repris les génériques des séries télévisées des années 70.
Dallas, Drôles de dames, La petite maison dans la prairie, Fame, L’agence tout risque, Mannix… Au total, une vingtaine de morceaux ont été interprétés par les 54 musiciens et choristes. En improvisation totale ou presque. « Nous avons répété une quarantaine de morceaux, mais tout s’enchaîne sans que l’on sache quelle sera la musique suivante », indique Pierre-Yves Gronier, chef d’orchestre des Symphonistes Européens. La faute à Jean-François Picotin, le comédien improvisateur qui animait le show et laissait le public deviner la série qui suivrait : « moi-même je ne connaissais pas les transitions ! » C’est à peine croyable tant tout paraît être calé sur mesure. Les sketchs s’enchaînent, les musiciens suivent, les chanteurs connaissent leurs morceaux sur le bout des doigts… Et pourtant, « c’est une mise en danger perpétuelle où le jeu de scène est très présent. Les symphonistes se doivent d’être polyvalents, acteurs et moteurs de leur orchestre », poursuit Pierre-Yves Gronier. Une formule qu’avaient déjà connue les Symphonistes européens il y a deux ans, avec le même comédien. Habitués à l’interprétation de musiques classiques, ils feront leur retour sur la scène de l’espace culturel le 1 er avril pour un oratorio de Paul McCartney, Ecce Cor Meum.w
SARAH MONTAIGNE (correspondante locale)
Si l’on n’était pas devant la télé, dimanche après-midi, c’était tout comme à l’espace culturel, mais en mieux.
Chapeau melon et Bottes de cuir, Dallas, Bonanza, La Petite Maison dans la prairie, Mac Gyver… : le joyeux orchestre des Symphonistes européens et les choristes du choeur de la Catho s’en sont donné à coeur joie, dans leur spectacle « Symphonic Series Show » pour faire deviner au public l’air de séries télévisées bien connues.
Ce spectacle était interactif, entre un comédien, Jean-François Picotin, le public et l’orchestre qui était dirigé par Pierre-Yves Gronier, le tout assorti de beaucoup de bonne humeur et calembours. « J’ai été surprise au début, mais le spectacle était bien amené, avec humour, j’ai été ravie », disait Muriel. « L’orchestre Les Symphonistes européens est composé de musiciens qui sont vraiment acteurs et moteurs du groupe », commentait de son côté Pierre-Yves Gronier.
Un concert très haut de gamme par les Symphonistes européens
Aux commandes, Pierre-Yves Gronier et Romain Leleu au cours d’un magnifique concert.
Dimanche dernier, l’orchestre Les Symphonistes européens a offert un concert remarquable … dans une salle François-Mitterrand pleine à craquer.
Sous la direction du chef, Pierre-Yves Gronier, les frontières artistiques ont été franchies avec audace pour le public bulligeois.
Ce concert du Nouvel an a permis de mettre en avant les compositeurs célèbres comme Johann Strauss, Chostakowitch, Tchaïkovski ou encore Offenbach, mais aussi un virtuose de la trompette, Romain Leleu.
Un virtuose de la trompette
Ce trompettiste concertiste, titulaire de la Victoire de la musique classique 2010, a interprété des oeuvres de Johann Nepomuk Hummel, ancien élève de Mozart, intermédiaire entre le classicisme et le romantisme. Ce jeune de 27 ans, phénomène de la trompette, a offert une sonorité et une musicalité impressionnantes avec douceur et délicatesse. Issu à 15 ans du conservatoire de Paris, il est lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux avec des mentions très bien.
L’ensemble musical des Symphonistes européens que dirige Pierre-Yves Gronier, est lui aussi très connu et réputé pour ses nombreuses productions dans toute l’Europe et en Afrique.
Dimanche dernier, l’espace culturel a donc résonné admirablement comme à la belle époque, au son des valses, des polkas et des musiques de danse à la fois populaires et de société