Bertrand Bontoux

Bertrand Bontoux, avec deux « B », comme basse et bonté

Bertrand Bontoux dessin réalisé par Phoebe Dingwall

Dessin réalisé par Phoebe Dingwall (www.phoebe-dingwall.com)

 

 

Champenois d’origine, Bertrand Bontoux débute le chant lyrique à l’Ecole normale de musique de Paris en 1986. Pour la seconde fois en juin, son chemin croise celui des Symphonistes Européens à l’occasion des « Voix extrêmes » données au Palais Rameau de Lille. Rencontre avec une basse profond…ément généreuse.

Le chant n’est pas votre premier choix

« Disons que du hasard est née l’amour du chant. La bascule s’est passée vers 19 ans. A l’époque, j’avais derrière moi douze ans de piano mais mon entourage n’arrêtait pas de me répéter que j’avais surtout une bonne voix. Une voix naturellement grave. Apparemment, je tiens ça de mon grand-père et de mon arrière grand-père. L’avantage, c’est qu’il y a moins de basses profondes que de pianistes…»

Quand le chant a-t-il pris le dessus ?

« Quasi immédiatement, comme une passion dévorante. En 1989, j’ai obtenu mon premier contrat en soliste – Requiem de Liszt – à 22 ans. Puis tout s’est enchaîné pour mon plus grand plaisir. Car les basses profondes endossent souvent des rôles intéressants. Des rois pontifiants, des ecclésiastiques sûrs d’eux, des patriarches corpulents. J’ai été tour à tour Sarastro dans la Flûte enchantée de Mozart, Basile dans le Barbier de Séville de Rossini, Géronte dans le Médecin malgré lui, œuvre de Molière adaptée par Charles Gounod. C’était en novembre 2009 à l’Opéra de Lille.  »

Six ans plus tard, vous revoilà avec les Symphonistes Européens. Comment vivez-vous cette soudaine collaboration ?

« Comme un vent de fraîcheur. Mon amie la soprano Sevan Manoukian m’a entretenu d’un projet de concert qui mélangerait du lyrique, de la variété internationale, des voix d’enfants et même du rap. Tout cela accompagné par un orchestre symphonique. Je vous assure que de chanter le rôle de Jupiter déguisé en mouche dans Orphée aux enfers d’Offenbach entre Happy de Pharrell Wiliams et Ol’Man River est une expérience à vivre. »